Bilharziose
Etude de l’impact du traitement annuel de la bilharziose par le praziquantel et l’albendazole
La schistosomose constitue un véritable problème de santé publique au Niger avec une prévalence chez les enfants d’âge scolaire dépassant très souvent 60% dans les zones
d’endémie, en particulier dans la vallée du fleuve Niger et autour des mares.
L’objectif du Programme National de Lutte contre la Bilharziose et les Géohelminthes (PNLBG).mis en place en 2004 est le contrôle de la morbidité. Il repose sur une stratégie
d’administration annuelle, aux populations à risque, d’une dose de praziquantel (PZQ) et d’albendazole (ALB). En zone de forte transmission, le PZQ ne débarrasse que temporairement
de leurs schistosomes les individus traités, mais il permet de limiter les infections à des niveaux assez bas pour éviter les complications sévères.
Le CERMES assure depuis 2004 l’évaluation de cette administration annuelle de PZQ et ALB.avec le suivi annuel d’une cohorte d’écoliers de 8 villages situés dans quatre régions du Niger.
Le suivi comporte des mesures anthropométriques (poids, taille, pli cutané, circonférence brachiale), un examen parasitologique des urines et des selles et une échographie abdomino-vésicale.
D’une manière générale, la prévalence de l’infection bilharzienne a connu une diminution progressive au cours du suivi même si cette réduction n’est pas uniforme dans les différentes écoles.
Contacts
Halima Mainassara, MD, épidémiologiste, Unité d’Epidémiologie / Santé-Climat-Environnement
Collaborations nationales
- Dr Amadou Garba, RISEAL (Réseau International Schistosomoses, Environnement, Aménagement et Lutte)/ Niger; coordonnateur du programme USAID de lutte intégrée contre les maladies tropicales négligées
Financements
- Fondation Bill et Melinda Gates via RISEAL
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